dimanche 5 septembre 2010

Un ptit bout de parapluie...

Hier après-midi, alors que je préparais mon cas d'international business sur Orange au Cameroun (euphémisme pour: je m'ennuyait ferme et je cherchait ma motivation), j'entend l'orage qui gronde et des enfants qui crient. Je sors sur la terrasse, et là, devant moi, je vois un Papa qui joue avec ses 2 enfants, qui jouent avec un énooooooorme parapluie. Les gamins étaient tellement joyeux que je n'ai pas résisté à photographier cet instant pour vous le faire partager, mais aussi pour me rapeler que malgré la pluie et les jours pénibles, on peut trouver des petits plaisirs dans bien des choses...





samedi 4 septembre 2010

Différences culturelles

Quoi que l'on en pense,  la vie d'expatrié peut-être dure parfois, non seulement parce qu'ici la viande porcine est au prix du caviar, mais aussi - et surtout - à cause de certaines différences culturelles qui mènent parfois à l'incompréhension et à l'énervement.
 - Ici ce n’est pas mal vu de roter ou de prouter en pleine conversation. J’avoue que j’ai beau savoir que cela se fait ici, lorsqu’on me rote à la figure je n’apprécie pas trop !
Et dans la même catégorie des choses « classieuses » je classe le grattage de coucougnettes en public : c’est en général fait bien ouvertement, mais le pire c’est quand ils te regardent avec insistance pendant qu’ils s’affairent.

J’aimerais leur dire que ce n’est pas parce que je suis blanche que je suis une touriste ! Et que ce n’est pas une maladie, c’est une couleur de peau. Et que donc me dévisager comme une bête curieuse n’est pas indispensable. Et me vendre un balais à 12€ alors que ça en vaut tout juste 2 n’est pas indispensable non plus !

Je pense souvent à ma petite Maman et à la tête qu’elle ferait si elle voyait comment le ménage est fait ici. Pour eux « cleaning » consiste à balayer et passer la serpillère partout dans l’appartement, la dite serpillère n’étant bien évidement jamais rincée... Et pour nettoyer la table basse pourquoi bouger les affaires qu’il y a dessus ? trop fatiguant peut-être… J’ai tellement d’exemples dans ce genre.

Les Indiens ne tiennent pas l’alcool, mais vraiment pas. Certains d’entre nous se souviennent de leur première cuite au lycée (ou au collège, pour les précoces), de cette soirée où l’on a voulu jouer les grands et épater la galerie pour finalement somnoler dans un coin du salon et raté la moitié de la soirée (voire plus pour certains). Eh bien les indiens, chaque fois qu’ils boivent ils vivent cette fameuse première cuite, à la différence près c’est qu’avant de s’affaler sur un canapé, ils dansent comme des fous. J’essayerai de filmer pour vous montrer c’est assez comique à nos yeux. Globalement c’est un mélange de la danse des canards, des mimiques de l’Araignée Gispsie – celle qui monte à la gouttière – et de tektonik avec une pointe de jump. Vous ne voyez pas à quoi cela ressemble ? Tant mieux car c’est que vous avez compris que cela ne ressemble à rien.

La différence culturelle concernent aussi les animaux. En Inde un chien ne lève pas la patte pour faire pipi, il plie ses pates arrières et abaisse ses fesses. Du coup ils peuvent faire partout : au milieu des trottoirs, devant les boutiques…


jeudi 2 septembre 2010

Anecdotes d'Août

- Au bout de 2 mois de cours en « product management » je n’ai que des exemples concernant les pickles ou les sacs de ciment. Je connais donc le processus de fabrication des pickles par cœur, extrêmement utile moi qui veut travailler dans le textile !

- Minuit et demi, nous rentrons de soirée avec Matthieu. Toutes les grilles du quartier sont fermées sauf une, mais on est dans une rue qui est en travaux et qui ne nous permet pas de la rejoindre. La perspective de rebrousser chemin et de refaire 4 km de rickshaw nous enchante guère. Qu’à cela ne tienne, « it’s ok you can stop here », nous descendons, sautons par-dessus une barrière et escaladons un muret : facile !

- Dimanche matin, 8h45, cours de « Strategy Implementation » :
Moi : t’as lu le chapître ?
Matthieu : ben oui
Moi : Mais de quoi il parle le prof ?
Matthieu : je sais pas, j’ai pas lu ça dans le bouquin
Moi : Il dit que c’est page 321, je vais regarder.
J’attrape le livre, cherche la page 321, elle n’existe pas, pas plus que ses voisines. En fait le bouquin passe directement de la page 314 à 349. Ceci expliquant cela…

- J’ai reçu sur Facebook un mail d’un Indien que je ne connaissait ni d’Eve ni d’Adan, qui disait « lovely Constance » que voulez vous que je réponde à ça ?!
1 semaine plus tard Retaish – c’est son prénom – me renvoi un mail en disant qu’il est EXTREMEMENT déçu que je ne donne pas de nouvelles et que je ne réponde jamais. Je crois alors qu’il s’agit d’un prof ou de quelqu’un que j’ai rencontré et qui m’a aidé ; je lui demande donc s’il m’a déjà vu. En fait non, il me trouve juste jolie et veut m’emmener au restaurant ! Euh ? Laissez-moi voir… 20 ans de plus que moi, je ne le connais même pas, j’ai accessoirement un super chéri (sic), ma réponse et vite trouvée : « Je suis désolée mais je trouve cela EXTREMEMENT déplacé et inconvenable. Je ne vous connais pas et cela serait étrange que nous dinions ensemble. Je n’ai jamais accepté d’invitation venant d’inconnu en France et je ne vais pas commencé ici. Par ailleurs mon mari ne serait pas du tout content. J’espère que vous comprendrez. Bien cordialement, Constance ».
Ils sont vraiment bizarres ici !

- En parlant de bizarre. Samedi 7 août l’IMI organisait une conférence, où la présence de toute la promotion était obligatoire, sauf celle de ceux qui devaient assister au cours de « product management » - c’était mon cas. Aujourd’hui, c'est-à-dire 1 semaine plus tard, nous recevons un mail de l’administration réclamant à ce que les élèves non présents payent une amende de 500Rs s’ils n’ont pas assisté à cette conférence, ou 250Rs s’ils n’ont suivit que la moitié ! Qui plus est l’administration à dressé une liste des étudiants mal habillés pour l’occasion, avec les détails : une véritable liste de la honte, amendes en prime! Je suis bien contente d’en avoir été dispensée ^^

- Chaque fois que je visite un lieux, que ce soit un marché ou un monument ou que sais-je encore, il y a des enfants qui demandent s’ils peuvent prendre une photo avec moi ; et bien souvent lorsque les petits voisins voient ça ils se précipitent pour avoir la leur. Bien qu’ils ne me comprennent pas, je leur répète souvent que « ce n’est pas moi l’attraction ». Si ça continue, je vais demander des roupies pour prendre la pause, a payera mon billet d’entrée par la suite.

- Nous avons réalisé qu’étant inscrit au FRRO nous avions droit au tarif indien pour les entrées de musées et monuments. Autrement dit cela fait trois moi que l’on paye 250Rs chacun alors qu’on ne devrait en payer que 10. VDM

- A New Friends Colony, en sortant du Yum Yum Tree (un restaurant asiatique ou nous avons mangé des sushis à volonté dernièrement), un enfant me demande des pièces pour manger, je ne lui refuse pas, c’est demandé gentiment avec un accent anglais tout mignon. 3 minutes après débarquent 4/6 gamins me demandant la même chose. J’ai l’air maligne maintenant ! Du coup je distribue des bonbons. On retourne vers la sortie du marché pour attraper un rickshaw et rentrer, et là un petit garçon d’à peine 6 ans se pend à mon bras en disant « Bella Bella, phone number ? » et me tend un papier où été griffonné un numéro, « call me, Bella » me dit-il. J’ai éclaté de rire. Six ans et déjà un Dom Juan.