lundi 15 novembre 2010

Jaipur - j2

Les crackers cette nuit ne nous ont pas empêché de dormir. Réveil vers 11h, on écoute un peu de musique avant d'aller "augmenter notre taux de caféine" comme dirait Matthieu. Je commande une crêpe chocolat-banane, mais il n'y a rien à faire, ici ils ne savent pas les faire les crêpes.
Au programme de la journée: le parc, le musée, le City Palace, l'observatoire. Problème aujourd'hui, lendemain de Diwali, tout est fermé! Tant pis, ça sera balade au hasard des rues.

pause devant un "jewel emporium"
la façade est richement décorée et colorée

Albert Hall Museum
Albert Hall Museum
Sanganeri Pol






On longe Johari Bazar à l'intérieur de la Pink City. La route est longue et pénible. Piétons, vélos-rickshaws, auto-rickshaws, voitures, motos, et véhicules motorisés en tout genre se font la guerre. Des pré-pubères en chaleur me lancent des propos obscènes (que je ne répéterai pas ici). Des enfants qui s'accrochent à notre bras en suppliant "khana, khana" (qui signifie manger en hindi). Des boutiquiers qui tente de nous vendre leurs babioles à grand coup "Come Ma'am, looking is free". Et nous au milieu de tout ça on tente de survivre en essayant de ne pas se faire écraser et en évitant les bouses de vaches. Malgré tout, on voit de jolies choses.







publicités pour des bijoutiers, nombreux à Jaipur
Tripolia Gate



















Nous ne sommes pas très loin du City Palace, il ya beaucoup de monde. Une petite fille par-terre me désigne un panier - et c'est dans des moments comme celui qui va suivre que je me trouve parfois trop currieuse - et dans ce panier donc, qu'est-ce que je vois, oh un cobra... première crise de nerf!
Quelques minutes plus tard, au détour d'une autre ruelle, devant l'entrée d'un temple, un charmeur, cobra au bras. Je tente de me raisonner, mais l'homme lève son bras et le serpent se redresse... deuxième crise de nerf.  Celle-ci durera 20 bonne minutes. J'ai honte.
De ce fait, nous n'irons pas au City Palace. On retourne donc sur M.I Road pour manger. On rentre dans le premier restaurant qu'on aperçoit, dans une ruelle à gauche de la rue principale, le nome m'a échappé mais il y avait "grill" dedans, et qui dit grill dit viande! On s'installe, personne, c'est calme, ça fait du bien. Je mange un "Afghani chicken" (poulet mariné dans un mélange de gingembre, de pâte de noix de cajou et autres épices puis cuit dans un tandoor) pour la première fois. C'est pas mal du tout. Si vous avez l'occasion d'essayer un jour.
La nuit tombe, on se ballade encore un peu mais on fatigue. Un vieux monsieur nous aborde pour nous proposer son aide, on refuse poliment, il nous suit, en nous montrant les établissements un par un: "là il y a un hôtel, là une guest house, là un restaurant, là un hôtel"... ok monsieur on a compris, mais sincèrement nous savons où nous allons, nous n'avons ni le besoin, ni l'envie d'un guide. Le même scénario durera 15 bonnes minutes, on a essayé de l'ignoré mais il revenait à la charge. Il se décide à partir mais avant me réclame de l'argent pour le service: s'en est trop. Je lui crie dessus en français qu'il abuse, qu'on voulait juste se faire une balade tranquilles, et que non, je donnerai pas d'argent. Il aura sûrement payé pour tous ceux qui nous ont embêtés aujourd'hui mais à ma décharge je l'avais prévenu.
De retour à Chitra Katha (notre guest house), c'est la douche et lecture dans le petit jardin. Bonheur.

Ce soir on mange au Peacok Restaurant, sur le toît du Pearl Palace, l'hôtel juste en face de notre GH. Restaurant chaudement recommandé par le Guide Du Routard dans lequel on peut lire: "Dans l'assiette, des plats indiens, chinois et continentaux bien ficelés [...] Une adresse pas chère que l'on apprécie aussi pour la gentillesse des patrons".
On arrive, pas de place alors que l'après-midi même on m'avait dit que non je n'avais pas besoin  de réserver une table. Je vais faire un tour dans la boutique située au fond du restaurant (très malin, on te fait attendre ta table en t'amenant dans la boutique). On s'installe, commande une bière. Un serveur nous demande si quelqu'un d'autre peut manger à notre table (alors qu'à 2m de nous une table de 2 se libérait bientôt vu qu'ils étaient debout entrain de se rhabiller - mais il faut rentabiliser n'est-ce pas, un autre couple pourrait venir). Nous dînerons donc avec un hollandais qui murmure plus qu'il ne parle mais il était fort sympathique. Bref, on mange on discute. On te balance les plats sur la table, sans rien te dire, heureusement qu'on fait la différence entre du butter chicken et du chicken tikka! Arrive mon plat de "spaghetti aux tomates fraîches, fromage, ail et basilic", l'angoisse: ça ressemble à du vermicelle au ketchup. Matthieu a commandé un thali: malgré les lentilles qui ne sont pas extras, le reste est vraiment très bon. Je demande de l'eau en carafe, on m'apporte une bouteille; et comme la dernière fois qu'on m'a fait le coup je me suis retrouvée à payer 135Rs une bouteille d'eau - soit 10 fois le prix, sans les taxes! - je demande qu'il la reprenne car je veux de l'eau filtrée, on me répond sèchement que c'est impossible, de ce fait j'explique qu'on ne la prendra pas. De toute façon on a pas de verres. Arrive l'addition: oh, elle est commune. Pas de détails sur qui a pris quoi. J'explique au patron qu'on ne connaît pas le monsieur, qu'on nous l'a imposé lors d'un dîner en amoureux, qu"on a était plutôt complaisants mais que la bill commune c'était pas normal. Je demande donc une bill détaillée et séparée, et là le mec me regarde en me disant d'un ton hautain (mais avec accent pourri!) que c'est "absolument impossible". Vlan pour moi. Genre démerde-toi et fait pas chier! Je trouve ça vraiment fort de café et rustre. Bref, une bonne note pour le riz et le butter chicken, mais si vous cherchez un petit restau sympa, il y a beaucoup mieux à Jaipur.

mercredi 10 novembre 2010

Jaipur - j1

Cette semaine c'était Diwali, et pour l'occasion, Matthieu et moi-même, faute de combattants, somme partis tous les deux à Jaipur dans le Rajasthan en week-end prolongé.

Diwali est une fête cruciale pour les indiens. Le nom vient du sanskrit dipa avali, littéralement: "rangée de lumière". Cette fête célèbre le retour de Ramâ à Ayodhya après qu'il a vaincu le démon Ravayan [mais je ne vais pas m'étendre sur cette épopée du Râmâyana]. Sachez juste que Râma est allé, avec l'aide d' Hanuman, délivrer sa femme Sîtâ, enlevée par le démon et que dès leur retour ils devinrent roi et reine.
Les célébrations durent 5 jours, dont le 3° (et plus important) est le bari Diwali (la grande diwali) et célèbre Lakshmi (déesse de la Fortune, de la richesse mais aussi de la beauté).
Pour cette fête, les festivités ne manquent pas: guirlandes lumineuses, bougies, lanternes, lampions, pétards, feux de Bengale et d'artifice. Toute la ville se pare de fleurs et de lumière 5 jours durant.

Cette fête c'est un peu comme Noël: les jours sont fériés, les rues et les maisons sont décorées, les gens sont contents, achètent des cadeaux, des friandises à leurs proches et passent du temps en famille...



Et donc nous étions à Jaipur le 2° jour.
Nous sommes arrivés à la gare de justesse car le taxi que j'avais réservé la veille pour le lendemain matin 4h n'est jamais venu! On a attendu à la maison, on s'est pointé à la station et on nous a envoyé ballader! De ce fait on a dû réveiller un rickshaw-wallah qui nous a demandé 200Rs pour nous conduite à la gare - je n'ai même pas cherché à négocier! On est arrivé à 4h50, le train est parti 5 min plus tard avec 7 minutes d'avance: on a eu de la chance.
Bien évidement on arrive et des indiens dorment déjà sur nos couchettes respectives. On en réveil un sur les 2 pour lui demander de partir, Matthieu et moi nous asseyons l'un en face de l'autre et notre indien sqatteur vient s'asseoir et ronfler entre nous 2. Je lui explique gentiment qu'il y a d'autres couchettes vacantes mais rien y fait. Il faudra que je m'énerve pour qu'il comprenne qui je n'ai pas envie d'avoir ses fesses collées à mes jambes... Le reste du voyage ce déroulera sans encombres, juste un retard d' 1h30 à l'arrivée. 

arrivée en gare de Jaipur,
sur le train d'en face des gens sur le toit,
c'est ça l'Inde
A la sortie de la gare, quelques chauffeurs de rickshaw ou de taxi nous abordent et tente de nous convaincre de monter avec eux pour seulement 200RS! Malheureusement pour eux, ham tourists nehi hen! (nous ne sommes pas des touristes!). Et ils le comprennent vite sachant que leur quête est vaine.
Petit-déjeuner avant d'attaquer la recherche d'un hébergement. Un "garlic nâan" pour moi, un "veg burger" pour Matthieu, mais toujours "one Estrong coffee"!
c'est bon mais la propreté laisse à désirer...
Les deux premières guest house du Guide du Routard sont pleines - il fallait réserver 1 semaine avant! ah mais oui madame mais si on avait su qu'on partait il y a 1 semaine, on aurait déjà réservé einh!.
Bref, il y en a une tout à côté: la Chitra Katha. C'est propre, c'est mignon, c'est un peu cher mais on réussi à négocier à 400Rs la nuit (les autres GH demandaient 750 min).

Chitra Katha, notre guest house




On prend la chambre, on s'installe, on se lave, on va boire notre "sweet lime soda" comme d'habitude. 16h déjà, c'est l'heure de la sieste! Ensuite, ça sera petite balade dans Jaipur à la tombée de la nuit...

une grosse boutique sur M.I road - la rue principale
M.I road
Indira Bazar et son toit de guirlandes lumineuses






Ganpati Plaza
Dans les rues on voyait des ados qui jouaient avec des pétards, des enfants qui regardaient leurs parents allumer des fusées multi-colores, des familles rassemblées dans leur boutique pour prier.
18h30, tout est fermé, on a plus grand chose à faire, on décide de rentrer. Sur la route un indien nous aborde en français et nous propose 10 min plus tard d'aller boire un verre avec son pote. On y va et à la place d'un bar, on se retrouve dans une petite cours pleine de grava et de bougies à boire du "Thumbs Up" (sorte de Coca - c'est la même compagnie - mais avec un petit goût de cannelle, trop bon), à discuter des différences culturelles et de ce qu'elles impliquent à nous étudiants en vadrouille, à raconter des blagues dignes d'un élève de primaire... et c'était bien sympathique; et on trouve que le Routard (qui déconseille absolument ce genre de chose) noircit un peu le tableau parfois!
20h, on décide d'aller manger, on repasse devant un boui-boui qui fait des brochettes de mouton et de poulet, on rentre on s'installe sur des petits tabourets qui sont à la même hauteur que la table, pas de couverts, on va manger à l'indienne. On m'apportera une cuillère quand même. Malgré tout au Kabab Shop sur MI road, j'ai mangé le meilleur chicken biryani de ma vie; le plus épicé aussi! Pourtant mon voisin de table m'avait prévenu. Ce fut l'occasion de la 2° rencontre intéressante de la soirée: un slovaque professeur de français dans une petite ville du Penjab! On a pas trop eu le temps de discuter car il devait prendre son train mais c'était cool.
Sur la route qui mène à la guest house, je vois un "restro-bar" (si,si!) au 5° étage d'un building tout neuf; je propose d'aller voir la vue et de prendre un verre, il n'est même pas 21h. Et on a bien fait! La Sheesha est un restau plutôt chic avec des gros canapés et des coussins au centre et tout autour, 3 terrasse à différents niveaux.  On se pose sur l'une d'entre elles, commande des bières et une chicha, et profitons de la vue. Toute la soirée est un feu d'artifice permanent, des étincelles de toutes les couleurs illuminent le ciel de cette nuit parfaite.
En rentrant on voit une famille qui allume des feux de bengale, on s'assoit sur le trottoir pour regarder. Les 2 petits garçons intrigués viendront danser à côté de nous, je me prête au jeu bien volontiers. C'était une super soirée!



mardi 9 novembre 2010

Anecdotes d'Octobre

Ah je les avait oublié, mais certains se sont chargé de les réclamer! Voici donc les anecdotes d'Octobre (qui sont au nombre de 2 car avec la charge de travail qu'on a eu à l'IMI, il ne c'est rien passé d'extraordinaire!).


- Un mardi midi, je sors de cours, je suis assez fatiguée, je n’ai pas beaucoup dormis (trop de Dexter !), j’ai dû en cours présenter mon analyse d’une pub Ray-Ban parce que « c’est un devoir parfait », personne comprends quand je parle (que je prenne l’accent indien ou non), la honte. En plus j’ai pas eu le temps de boire mon café ce matin, j’ai faim – et je n’ai plus de banane car je l’ai filé à un gosse au feu rouge… bref ! matinée peu passionnante. Beaucoup de soleil et de poussière, mes yeux pleurent déjà, j’enfile mes lunettes de soleil ; je discute avec l’ auto-wallah, il manque de nous mettre dans l’égout, je sors du rickshaw, j’arrive à la maison, et là, c’est le drame : mes lunettes de vue sont restées dans le rickshaw.
PS : à 17h30 j’avais une paire toute neuve ; comme quoi parfois on peut être efficace dans ce pays !

- Lors de notre périple à Rishikesh, avec Laurianne on est allé se faire faire un massage ayurvédique. En prenant rdv, on demande à quelle heure les masseuses seront là et le gérant s’exclame : « oh you want ladies ? », of course on veut se faire masser par des madames ! Et je suis bien contente que ça ai été une femme qui me masse, je n’aurais pas aimé qu’un masseur indien me demande s’il pouvait masser mes seins!